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L’église des Saints françois

A chaque nouvelle génération, l’Église parle avec des mots d’une nouvelle jeunesse. Pour bâtir une église aujourd’hui, j’ai voulu des matériaux d’aujourd’hui.

Et cependant la Tradition ! Nos cathédrales et nos églises des siècles passés ont exprimé sur leur façade le double héritage de l’ancien et du nouveau testament.

eglise Ici aussi, depuis la place, le porche et l’élévation nous enseignent : dans l’axe, la verticale rectiligne irréfutable de la justice de Dieu.

A l’ombre claire des platanes, la douceur d’une courbe qui s’incline : La tendresse du Seigneur.

Du côté des prêtres, le cylindre de la mémoire, comme le rouleau de la Torah. Mais nouvelle lecture, cette tour me signifie la toute puissance paternelle de Dieu.

Au centre, pour nous attirer tous à Lui, s’élève dans le ciel le Fils ressuscité, marqué de la croix, preuve de son Amour Fou.

A gauche, viennent nous rejoindre l’arc, la parabole et le rayonnement transparent de l’Esprit.

Cette église est dissymétrique, dissymétrique car c’est la loi de tout être vivant. Votre église est dissymétrique parce que notre Église est vivante.

Entrons : le narthex s’offre d’abord, selon la tradition, à la patience des pèlerins et des mendiants, frères de François d’Assise ; mais il abritera aussi vos au revoir quand vous "allez dans la paix du Christ"…

Pénétrons dans la nef : d’aucun point vous ne découvrirez le volume entier : nous ne sommes pas dans une salle polyvalente. Nous ne pouvons ici-bas, posséder la Vérité toute entière. Les arcs qui, comme autrefois, soutiennent la voûte, protégeront toujours quelque mystère.

Et, par l’ouverture invisible de l’abside sur le ciel, nous en recevrons la lumière, mais cette lumière nous ne pouvons, d’ici-bas, la contempler face à face.

Yves Van der Heyden, Architecte

L’Autel

Le petit pauvre d’Assise, François et l’évêque de Genève, François de Salles sont les saints patrons de notre paroisse, situés de part et d’autre d’une sculpture évoquant la création.

Au centre, le cep de vigne est l’illustration des paroles de Jésus : "Je suis la vigne". Tout autour, la création : le Couple et l’Enfant… des animaux… et un homme qui fixe son regard sur la vigne…

L’homme est appelé parmi toutes les créatures à dialoguer avec le Verbe de Dieu, Jésus, par qui tout est créé.

Le sculpteur qui a travaillé sur le Christ, le Maître-Autel, le Lutrin, les torchéres ainsi que le Baptistère et le Buisson Ardent est Patrick Boutillier de St André, professeur honoraire aux Beaux Arts d’Aix en Provence ayant une galerie d’art à Lunel et résidant à Castelnau le lez (Maison de Vulcain, 14 rue roland Dorgelès tel 04 67 72 46 90).

Le vitrail

L’Heptaméron, un vitrail des Ateliers de l’Abbaye d’En Calcat (Tarn) et de Laurent Giagnorio (Montpellier)

La grande baie Nord-Ouest de l’église des Saints François* a clairement la forme d’une voile de bateau. Pour en faire un vitrail, il fallait donc prendre le vent, le souffle, recevoir l’Esprit…

Or, dès le commencement, « un vent de Dieu tournoyait à la surface des eaux ». Et c’est ce commencement des jours qui nous a donné le fil conducteur du vitrail. Les Pères de l’Eglise ont baptisé «  Heptaméron » («  les 7 jours », en grec) ce récit de la Création aux deux premiers chapitres de la Genèse, premier livre de la Bible.

La verticalité très forte de la baie met en valeur l’ascension, l’appel à monter plus haut qui se joue pour tout homme dans cette succession des jours.

Premier jour. vitrail Il y eut un soir, il y eut un matin : Il s’agit d’abord d’émerger du chaos, du « tohu-bohu » (ce mot français est tiré directement du mot hébreu du récit biblique), l’informe-indifférencié : pour les Anciens, et particulièrement pour les Hébreux qui n’avaient pas le pied marin, ce chaos est symbolisé par les eaux, la mer indomptable, sa puissance menaçante, sa profondeur ; les tsunamis nous l’ont rappelé ; récemment. Dans ce chaos, un serpent, le Léviathan des origines, une sorte de monstre marin, puissance menaçante de destruction, de fuite, d’indifférenciation. C’est là que paraît la Lumière, création du Premier Jour, symbolisée ici par un grand chandelier à douze branches, comme les Douze tribus d’Israël, les Douze prophètes, les Douze apôtres de Jésus. La lumière, c’est peut-être d’appartenir à un peuple, à une histoire.

Deuxième jour. Séparation des eaux d’avec les eaux, pour qu’émerge la terre sèche. Ici résonne le grand thème biblique de la traversée de la Mer Rouge, la libération par excellence, et les eaux se dressent comme un mur de part et d’autre des Hébreux qui traversent à pied sec. Et Dieu vit que cela était bon.

Troisième jour. Sur la terre sèche apparaît la verdure, l’herbe qui porte sa semence et l’arbre qui porte sa semence, tous les végétaux, avec leurs fleurs et leurs fruits. Nos racines et nos ramures, verticalité, ascension.

Quatrième jour. Le regard se porte au plus haut. Dieu crée les grands luminaires, le soleil, la lune et les étoiles, ronde incessante qui est l’horloge de l’univers.

Cinquième jour. Ce qui est en bas et ce qui est en haut, les poissons dans la mer et les oiseaux dans le ciel.

Sixième jour. Dieu crée les autres animaux, puis l’Homme : « homme et femme Il le crée », sommet de son œuvre. Parmi les animaux, nous avons figuré un singe et un lion. L’espace ne permettait pas d’y loger toute l’arche de Noë ! Mais ce singe et ce lion, créés au même jour que l’Homme, disent bien deux défis et deux tentations de notre humanité. Le singe est encore sur l’arbre où nichent les oiseaux ; il tient le pied de l’homme parce que l’homme peut régresser vers son animalité, une animalité qu’il ne peut non plus renier : Qui veut faire l’ange fait la bête ! Ce que peut faire l’homme, c’est la maîtriser, et c’est l’image du lion, un lion soumis, levant la tête vers la famille humaine. Car c’est une famille, avec un enfant, une histoire, un appel à entendre.

Le lieu de cet appel enfin, c’est le Septième jour, le « repos de Dieu », c’est-à-dire la pleine responsabilité de l’homme pour mener le monde dont Dieu lui a confié les clés, un Homme créateur à son tour, à l’image et à la ressemblance de Dieu.

frère David, En Calcat.

Le chemin de croix

Le chemin de croix de l’église des Saints François est fait de plaques de lave inscrustées d’émaux. Il a été réalisé par des sœurs bénédictines de l’abbaye de la Rochette à Belmont-Tramonet dans l’Isère.

Il est exposé sur le mur à droite de l’autel et peut être suivi, quand une méditation est organisée, grâce à un projecteur et un enregistrement sonore spécialement réalisé. Vous pouvez également suivre ce chemin de croix, images et son, sur ce site ! grâce à la réalisation originale d’un paroissien. « La plus folle histoire d’Amour ! » . Une connexion rapide est cependant nécessaire.



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- mis à jour le : samedi 3 novembre 2018 -